Acajoux

Historique

En 1980, lors de la tenue des 2e Jeux de l'Acadie au Nouveau-Brunswick, l'Île-du-Prince-Édouard était invitée à y participer.  Les 12 jeunes filles qui représentaient l'Île ont été les premières à vivre la joie des Jeux.  Depuis ce temps, des centaines de jeunes ont eu le privilège de faire partie de la délégation de l'Île-du-Prince-Édouard. C'est en 1985, lors du paiement de la cotisation annuelle que l'Île-du-Prince-Édouard est devenu une délégation officielle des Jeux de l'Acadie. 

Équipe de balle-molle Les Étoiles d'Évangéline, première équipe de l'Î.-P.-É. à participer aux Jeux de l'Acadie (V.A.)

Au début des Jeux de l'Acadie, Jeunesse Acadienne assurait la coordination de la délégation de l'Île-du-Prince-Édouard. Ce n'est qu'en 1991 que le comité régional des Jeux de l'Acadie de l'Île-du-Prince-Édouard est formé et les compétitions sportives régionales avaient lieu dans la région Évangéline à Abram-Village.  En 1994, le Carrefour de l'Isle-Saint-Jean à Charlottetown recevait pour la première fois les Jeux régionaux dans la capitale provinciale.

Depuis ce temps, les Jeux alternent entre Charlottetown, Évangéline, Prince-Ouest et Summerside.  Maintenant près de 160 jeunes insulaires, ce qui représente près de la moitié des élèves de la 6e à la 10e année des écoles francophones de l'Île, participent annuellement aux Jeux régionaux.

Acajoux

Acajoux

La mascotte officielle des Jeux de l'Acadie s'appelle Acajoux.  L'Île-du-Prince-Édouard lui avait donné beaucoup de visibilité lors de la 11e finale des Jeux, tenue dans la Région Évangéline. 

Le jeune François Ouellette de Saint-Jacques dans le nord-ouest du Nouveau-Brunswick était loin de croire que l'œuvre qu'il avait entreprise allait un jour être connue partout aux provinces Maritimes.  En ce jour de 1988, il est tellement convaincu que son idée d'un lièvre gris à l'allure athlétique comme mascotte des Jeux de l'Acadie n'est pas bonne, qu'il jette son dessin à la poubelle.   Heureusement que la poubelle est bien en vue dans la famille des Ouellette car Steve, le jeune frère de François, aime bien ce dessin.  C'est pourquoi il décide de le compléter et de le faire parvenir au concours de la mascotte.  Steve, âgé à ce moment-là de 10 ans, remporte le concours.  « Mon frère n'aimait pas son dessin.  Il avait dessiné le corps seulement. Moi, je savais qu'il avait commencé à faire un lapin.  Je l'ai sorti de la poubelle et je suis allé dans ma chambre où j'ai dessiné la tête, et je l'ai envoyé au concours », explique Steve.  Pendant ce temps, le frère aîné, qui avait 13 ans, dessine un crabe et mérite le deuxième prix du concours.  Le premier prix est de 200 $ et le deuxième de 100 $.  Mais comme Steve est un jeune garçon très généreux, il donne la moitié de son prix, soit 100 $, à son frère étant donné que c'est lui qui a dessiné le corps du lièvre gagnant.

La mascotte Acajoux porte des vêtements montrant fièrement les couleurs du drapeau acadien, soit le bleu, le blanc, le rouge et l'étoile jaune.  Dans l'espace blanc de son chandail, on retrouve le nom des huit régions constituant la Société des Jeux de l'Acadie.  Acajoux porte la signature graphique de la Société des Jeux et son nom sur son bandeau.

Le nom Acajoux a été trouvé par Michelle Godin de Beresford (N.-B.) qui était âgée de 14 ans à l'époque.

Un total de 76 jeunes des Maritimes ont participé en 1988 au concours visant à doter les Jeux de l'Acadie d'une mascotte permanente.  Depuis la l0e finale des Jeux à Shippagan en 1989, Acajouxrègne à titre de mascotte officielle de la Société des Jeux de l'Acadie.

En 1990, l'Île-du-Prince-Édouard introduisait comme souvenir officiel des Jeux de l'Acadie des épinglettes d'Acajoux pratiquant chacune des disciplines sportives.

Finale 1990 à l'Île-du-Prince-Édouard
"On s'en va à l'Île-du-Prince-Édouard..."

Logo 1990

Cette phrase d'une chanson populaire du même nom était sur les lèvres de tous les jeunes qui sont venus à l'Île-du-Prince-Édouard pour les Jeux de l'Acadie en 1990. C'était la première fois que les Jeux de l'Acadie prenaient place à l'extérieur du Nouveau-Brunswick.  Le comité organisateur a su relever le défi et présenter une finale dont on se souviendra longtemps.  Les gouvernements de l'Île-du-Prince-Édouard et du Canada ainsi que la Légion royale canadienne de Wellington étaient les principaux partenaires de ce grand événement.

Pour la première fois dans l'histoire des Jeux de l'Acadie, le comité organisateur COFJA '90 organise une foire de recrutement de bénévoles pour créer les 36 sous-comités.  Les représentants de la Société des Jeux de l'Acadie ont trouvé l'idée excellente et l'ont recommandée aux comités organisateurs depuis.

Session d'information         Session d'information

COFJA 1990

La Région Évangéline a grandement profité de la venue des Jeux de l'Acadie.  Plusieurs terrains sportifs dans la région ont été aménagés ou construits.  Ces installations restent dans les communautés et servent au développement des sports.  Le Centre d'éducation Évangéline à Abram-Village a reçu une piste d'athlétisme et des terrains de soccer, de balle-molle et de tennis.

Terrain de tennis à l'École Évangéline               Terrain de balle-molle à l'École Évangéline

Terrain de soccer à l'École Évangéline

La communauté de Mont-Carmel a reçu deux terrains de tennis au Complexe touristique Le Village.  Le village de Wellington a également reçu deux terrains de tennis.

De plus, plusieurs gens de la région ont été embauchés pour divers projets en préparation pour la Finale.  Du point de vue touristique, les avantages pour la région Évangéline ont aussi été nombreux, car des milliers de personnes ont visité la région ou ont surveillé le déroulement des Jeux à la télévision.

Les cérémonies d'ouverture et de clôture se sont déroulées au Centre de récréation Évangéline à Abram-Village.  Les maîtres de cérémonie étaient Mme Imelda Arsenault et M. Georges Arsenault.

Maîtres de cérémonie

L'aréna était décoré dans les couleurs du drapeau acadien et des délégations participantes.  La flamme des Jeux de l'Acadie se trouvait dans un support en forme de phare à la gauche de l'estrade. Les athlètes sont entrés en passant par une cage à homard géante, aussi située à la gauche.

Décor à l'aréna

L'entrée des athlètes s'est faite au son de la musique du groupe Panou.  Leur chanson On s'en va à l'Île-du-Prince-Édouard de Paul D. Gallant a été l'inspiration du thème de la finale.  On doit souligner que c'était la première fois que les athlètes entraient au son de la musique en direct, ce qui rehaussait le niveau d'énergie et d'enthousiasme de tous présents.

Le groupe Panou

D'autres groupes et artistes locaux, tels que Fil et Compagnie, Toxyne et Jeannita Bernard, ont prêté leur musique pendant les cérémonies.  Plusieurs violoneux se sont aussi exécutés alors que des gigueuses de la région ont offert une prestation haute en couleur.

Les danseuses

Les porteurs du flambeau étaient Marcia Arsenault et Roger Maddix, deux athlètes de la région Évangéline.  Ils sont entrés au son de la trompette.

La course du flambeau

On a hissé le drapeau des Jeux de l'Acadie au son de l'hymne national des Acadiens, «Ave Maris Stella», interprété par Angèle Haché-Rix. Nous voyons ici les représentants de chacune des délégations accompagnés d'un membre de la GRC.

La levée du drapeau des Jeux de l'Acadie

La messe a été célébrée pendant la fin de semaine au Centre de récréation Évangéline à Abram-Village.

La messe aux Jeux de l'Acadie

Quelques semaines avant la finale, l'annonce d'une grève potentielle par les travailleurs des traversiers Marine Atlantique à Borden pendant la fin de semaine des Jeux de l'Acadie a mis en danger les deux années de préparation de l'événement.  Cependant, la grève n'a pas eu lieu et le service de traversiers n'a pas été perturbé.  La fin de semaine s'est déroulée à merveille et a été qualifiée de grand succès.

Finale 2001 à l'Île-du-Prince-Édouard

Pour une deuxième fois dans l'histoire des Jeux de l'Acadie, l'Île-du-Prince-Édouard, plus spécifiquement les villages d'Abram-Village et de Wellington étaient des hôtes des 22e Jeux de l'Acadie. C'est également la première fois dans l'histoire que les jeunes athlètes habitent dans un Village des athlètes sous des tentes de la Défense nationale. Lors de cette édition, le volet spécial était l'intégration des personnes à besoins spéciaux. 

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